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  • JND (just noticeable difference)

    Chris Salter en collaboration avec Marije Baalman et Harry Smoak
  • JND (just noticeable difference)

    Chris Salter en collaboration avec Marije Baalman et Harry Smoak
  • JND (just noticeable difference)

    Chris Salter en collaboration avec Marije Baalman et Harry Smoak
  • Chevalier de la résignation infinie

    Diane Landry
  • Chevalier de la résignation infinie

    Diane Landry
  • Chevalier de la résignation infinie

    Diane Landry
  • Plant(ipod)

    Jane Tingley
  • Plant(ipod)

    Jane Tingley
  • Plant(ipod)

    Jane Tingley
  • Plant(ipod)

    Jane Tingley
2011

TransLife International Triennial of New Media Art 2011

National Art Museum of China, Beijing
Du 26 juillet au 17 août 2011

Commissaire
Zhang Ga  |  biographie ›

À la suite de la remarquable exposition internationale des arts néomédiatiques Synthetic Times, un projet culturel des Jeux olympiques de Beijing de 2008, le Musée national de Chine (NAMOC) présente TransLife. Ce deuxième volet de la série présentée par le Musée est devenu officiellement une triennale et sera inauguré le 26 juillet 2011 à Beijing.

Au cœur de la crise écologique et climatique mondiale qui menace la survie même de l'espèce humaine, l'exposition TransLife situe le genre humain en relation avec la nature en proposant une perspective unique et une spéculation philosophique invitant les nations citoyennes à affronter les difficultés imminentes au moyen d'une imagination artistique vouée à la défense d'une nouvelle vision globale de la nature et d'une proposition humaniste mieux dotée.

L'exposition est constituée de trois composantes thématiques interreliées qui font graduellement passer le spectateur de la découverte de nouveaux potentiels sensoriels élargissant nos capacités cognitives à l'émergence de multiples formes de vie vers la biodiversité et à l'exploration d'une symbiose de la cohabitation, révélant l'émergence de nouveaux concepts de vie et suggérant une méditation sur la biosphère. Ce faisant, l'exposition vise la réévaluation des racines historiques et du fondement épistémologique de la situation écologique et environnementale actuelle, et interroge la notion de subjectivité inhérente au projet de modernité ainsi que l'anthropocentrisme dérivé de la tradition.

La conception architecturale de l'exposition, qui va du premier au troisième, puis aux plus hauts étages du musée, fait écho au construit thématique de l'exposition où la progression allant des expériences sensorielles de l'individu à la reconnaissance de la multitude des phénomènes vitaux, puis, finalement, à l'attention portée à l'équilibre écologique naturel, évoque l'évolution émotionnelle et perceptuelle allant de micro- à de macro-univers, et faisant de la notion de conservation muséale une présence physique à la fois organique et symbolique.

TransLife apportera à l'auditoire de Beijing un ensemble impressionnant de 53 œuvres de plus 80 artistes et collectifs de Chine, de Corée, du Japon, de Singapour, des États-Unis, du Canada, du Mexique, du Brésil, d'Espagne, d'Italie, de France, d'Allemagne, de Suisse, d'Autriche, des Pays-Bas, de Lettonie, d'Irlande, du Royaume-Uni, de Finlande, de Belgique, de Norvège, de Serbie et d'Australie. Quarante œuvres feront partie des expositions thématiques et treize seront installées dans le projet spécial Weather Tunnel.

L'exposition occupera trois galeries du premier étage du musée ainsi que tout l'espace du troisième et du cinquième étages, une surface totale de plus de 4 000 mètres carrés.

L'architecte avant-gardiste chinois Ma Yansong construira une vaste installation pour Weather Tunnel en collaboration avec des artistes émergents d'une sélection de grandes écoles d'art dans une aire ouverte du musée.

Le catalogue de plus de 300 pages contiendra une collection d'écrits d'auteurs érudits de renommée mondiale (Bruno Latour, Arjen Mulder, Chris Salter, Peter Sloterdijk, Eugene Thacker) sur les thèmes de l'exposition et leurs ramifications philosophiques, un texte du directeur artistique Zhang Ga de même que des photos couleurs des œuvres. Le catalogue sera publié au Royaume-Uni avec la collaboration du NAMOC, The Liverpool University Press et la Foundation for Art and Creative Technologies, et distribué partout dans le monde.

Directeur artistique/commissaire, ZHANG Ga
 

  
Chris Salter - Marije Baalman - Harry Smoak  |  biographie ›
JND (just noticeable difference)
2009-2010
Installation
+

JND est un environnement sensoriel explorable par une personne à la fois dans le noir total. L’installation s’inspire du concept de Gustav Fechner de « seuil différentiel », à savoir la capacité de détecter le moindre changement de stimuli sensoriels. Dans une quasi-noirceur combinée à des degrés exceptionnellement faibles de vibration, d’éclairage et de son, le visiteur s’étend de tout son long sur une surface surélevée. Une fois à l’intérieur, il expérimente un « mélange de toucher, de lumière et de son » et découvre un riche éventail de sensations visuelles, auditives et tactiles qui confond sa perception des moindres variations de stimuli sensoriels à travers divers niveaux d’intensités.


Diane Landry  |  biographie ›
Chevalier de la résignation infinie
2009
Installation sonore avec automatisation
+

Ce réseau complexe d'ombres et de lumières en mouvement opère de manière cyclique, tout comme l'autre installation avec les fers à repasser. La rotation des roues entraîne l'apparition et la disparition des lumières, alors que le nombre de roues - douze - renvoie aux heures sur le cadran d'une horloge et aux mois de l'année. Du sable coule dans les bouteilles comme dans un sablier. Par contre, si les moulins à vent suggèrent des motifs temporels humains, ils évoquent également les machines à mouvement perpétuel et, donc, une échelle de mesure différente, sinon un état situé au-delà de la temporalité. Bien que mue par l'électricité, la forme des assemblages, où le sable agit comme poids, évoque la vaine invention de roues à mouvement perpétuel (remontant au Moyen Âge, avec Bhaskara et Villard de Honnecourt, entre autres) qui dépendaient de l'inertie pour se mouvoir éternellement. Sur terre, le mouvement perpétuel semble un impossible fantasme, alors que les planètes et les étoiles gravitent dans l'espace pendant d'incommensurables périodes de temps sans aucun apport énergétique. La tension entre temps humain et éternité est ainsi condensée dans ces roues énigmatiques, tout comme celle entre l'échelle humaine et le cosmos : nous oscillons entre la reconnaissance d'une bouteille d'eau que nous pouvons tenir dans la main et la vision de systèmes stellaires procurée par leur disposition spatiale.

Dans plusieurs œuvres antérieures, Landry a attiré notre attention sur la menace de notre ressource la plus précieuse, l'eau potable, laquelle est manifestement absente des bouteilles ici présentes. Remplies de sable, les bouteilles sont taries, stériles. Au Québec, l'eau est intimement liée à la question énergétique et, donc, au problème et au fantasme du mouvement perpétuel. Il y a 237 bouteilles ici, dont le contenu liquide remplirait apparemment une baignoire, c'est tout. Le manque de vision dans la gestion humaine des ressources naturelles est cruellement mis en évidence ici par l'évocation du temps cosmique, en comparaison duquel l'existence humaine, voire celle de l'espèce, semble tout simplement sans importance. Et il y a quelque chose de terrifiant dans cet assemblage, si froid et serein, si imperturbable en notre présence.

(Extrait du catalogue-DVD « Diane Landry, installations & performances 2008-2009 », texte Alison Syme, L'Œil de Poisson, 2010, p.4-5.)
 


Jane Tingley  |  biographie ›
Plant(ipod)
2008
Installation
+

L'installation Plantes (iPod) explore la relation active entre les objets occupant l'espace de la galerie et le corps du spectateur. De nature avant tout sculpturale, l'installation comprend huit plantes et objets prothétiques de différentes formes et tailles placés ici et là dans la galerie. D'aspect organique, les objets contiennent des plantes d'intérieur encastrées dont les formes font référence à des arbres. Chaque objet sculptural comprend un caisson de graves encastré d'où s'élèvent des branches métalliques qui maintiennent deux petits haut-parleurs près de la partie feuillue de la plante, le tout fonctionnant comme une chaîne audio. Chaque objet contient des capteurs et des haut-parleurs, de sorte que les sons émis vers les plantes sont directement influencés par l'emplacement et la distance relative du spectateur. Lorsque l'installation est au repos, les plantes iPod font jouer des sons de respirations humaines. Au gré des déplacements du spectateur, les sons émanant des plantes les plus proches vont et viennent en se mêlant à des récitatifs en plusieurs langues. Chaque son est plutôt faible et le spectateur doit s'approcher pour écouter les narrations, ce qui réduit la distance entre les plantes et lui.

Cette œuvre constitue une exploration de la poétique présente dans la création de nouvelles relations entre la vie humaine et la vie végétale, et remet en question la pensée hiérarchique traditionnelle qui place la seconde au-dessous de la première. Cette installation évoque la possible émergence de technologies naturocentriques plutôt qu'anthropocentriques, et redonne son souffle vital au concept de forêt enchantée.
 


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